11 février 2015

La FNSEA et Veolia signent un accord pour une agriculture plus compétitive

Le 11 février, le président de la FNSEA Xavier Beulin et le PDG de Veolia Antoine Frérot ont signé au siège du Groupe un protocole d’accord pour une coopération sur les usages de l'eau et l'économie circulaire, en privilégiant la méthanisation. L’objectif : développer des technologies de pointe au service de l'agriculture et de l'environnement pour améliorer ainsi sa compétitivité, diminuer son empreinte environnementale, créer des emplois non délocalisables et pouvoir exporter son modèle.


 

  • Signature du Protocole d'Accord
  • Accord Méthanisation 1

    Artois Méthanisation

  • Accord méthanisation 2
  • Accord méthanisation 3
  • Accord méthanisation 4
  • Accord méthanisation 5
  • Accord méthanisation 6

    Grand Auch

  • Accord méthanisation 7

    Grand Auch


Veolia et la FNSEA1 travaillaient depuis deux ans à la signature de ce protocole. Grâce à cet accord, ils  vont lancer des expériences pilotes exemplaires sur les usages de l’eau et de l'économie circulaire dans l’agriculture pour faire de la France un champion de l'agro-écologie.

Les domaines de l'accord sont nombreux : l’amélioration du stockage de l’eau (les recharges de nappe phréatique), l’utilisation des ressources alternatives (les eaux de pluie ou les eaux usées recyclées), l'infiltration, l'irrigation, la préservation des « captages » d'eau potable. Ensemble, ils vont développer des solutions pour une économie circulaire dans l’agriculture, via la méthanisation à l'échelle des territoires, la biomasse et l'efficacité énergétique des procédés agricoles.
 

"Cet accord facilitera le développement d’une « autre » économie, une économie plus propre et plus sobre, une économie plus économe, une économie qui préserve la nature en l’utilisant," déclare Antoine Frérot.


La méthanisation, un axe majeur de l'accord

La méthanisation permet une double valorisation des déchets agricoles en générant du compost et de l’énergie (biogaz, électricité ou chaleur). Elle produit de l’énergie en continu, à la différence du solaire ou de l’éolien, et peut générer des revenus. Elle peut aussi valoriser dans une même installation d'autres déchets organiques comme ceux des industries agro-alimentaires, les résidus végétaux, et les sous-produits des stations d’épuration provenant des collectivités locales. ​
 
Artois Méthanisation
Le site industriel Artois méthanisation (région Nord-Pas-de-Calais) est un très bel exemple. Géré par Veolia, on y traite annuellement 25 000 t de déchets générant de l’électricité pour l’équivalent de 6 500 habitants, et 7 000 t de digestat pour fertiliser les terres agricoles de la région y sont valorisés.

Dans la loi sur la transition énergétique, la méthanisation est l’un des moyens pour accroître la part des énergies renouvelables, et réduire de moitié les quantités de déchets mises en décharge, d’ici à 2025.

 

"Avec la méthanisation, nous nous éloignons d’un schéma de production et de consommation linéaire, pour passer à une économie circulaire, une économie dans laquelle les déchets des uns deviennent systématiquement les ressources des autres. Cette valorisation des déchets organiques à haute valeur ajoutée environnementale constitue une solution parfaitement intégrée au tissu économique local," déclare Antoine Frérot.




[1] Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles